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La Seconde Guerre Mondiale,
engendra une pléthore de films, dont certains puisaient leurs arguments dans des faits véridiques que l’on reconstituait à grands frais en les romançant parfois un peu. Hollywood alternait les films sur la guerre en Europe avec ceux de la guerre du Pacifique. Et la Seconde Guerre Mondiale dépasse La Grande Guerre dans tous les domaines: dans l’extension et dans la durée du conflit, mais avant tout dans l’horreur. Des premiers combats aux explosions atomiques de Nagasaki et d’Hiroshima, une calamité effroyable s’abat sur l’humanité, aucun continent n’est à l’abri, partout ce ne sont que morts et destructions, crimes et atrocités.Le cinéma reste marqué par l’empreinte de cette guerre. Ce sont les principaux pays belligérants qui s’attaquent à ce sujet : La France, la Grande Bretagne, l’URSS, le Japon, l’Allemagne, les Etats-Unis. Les premiers films tournés peu avant que n’éclate le conflit ou pendant celui-ci sont des œuvres de pure propagande et ne seront pas mentionnés dans cette exposition.Les films de l’après guerre se limitent à exalter la bravoure et les exploits de leur héros respectifs. Cela est particulièrement vrai aux Etats Unis et en URSS où chaque film est un monument à la gloire des soldats. « Les Canons de Navarone » « Destination Tokyo » - « Le Jour le plus long » - « La Chute de Berlin » - « La Ballade du soldat » - « Le Destin d’un homme » « - Quand passent les cigognes » . Les autres pays produisent des œuvres dont les thèmes reflètent ce que fut la guerre pour eux. En Italie et en France, nations qui furent occupées, on retrace la Résistance et ses héros obscurs. « Rome ville ouverte » - « Le Général de la Rovere » « La Bataille du rail. » L’Angleterre rend hommage à ses pilotes et à ses marins qui la sauvèrent de l’invasion allemande. L’Allemagne vaincue réalise des films critiques « Le Dernier Pont ». Le Japon s’élève contre la guerre « La Tragédie du Japon » La Pologne va très loin, anéantie par l’occupation nazie, elle détruit les mythes et montre la guerre telle qu’elle est « Kanal » - « Cendres et Diamants » « Eroica »Deux films méritent une place à part dans cette énumération. Le premier en fonction de la gravité du thème abordé, les camps de concentration « Nuit et Brouillard » d’ Alain Reisnais. Le second en raison de la personnalité de son auteur car une fois encore Charlie Chaplin utilise le cinéma pour condamner la guerre. Il tourne « Le Dictateur » où il incarne à la fois un petit coiffeur juif et un féroce dictateur, ce qui lui permet, après de nombreuses péripéties et grâce à cette ressemblance, de prononcer devant des hordes de soldats un discours pacifiste dont les accents nous émeuvent encore aujourd’hui.Puis Hollywood entreprit la reconstitution historique de deux grands tournants de la guerre mondiale: le débarquement en Normandie en 1944 : « Le Jour le plus long » - « Il faut sauver le soldat Ryan » et « l’Attaque de Pearl Harbor » en 1941. En un siècle de cinéma on peut distinguer trois périodes du film de guerre: celle de l’héroïsme, celle de la réflexion et celle de la reconstitution de l’histoire.
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